Aller au contenu principal

disponible en tournée : un corps d’ouvrière · la star des corons · au travers du corps — programmer la compagnie

  • la compagnie
    • la compagnie
    • guy alloucherie
    • martine cendre
  • spectacles
    • tous les spectacles
    • la star des corons
    • un corps d’ouvrière
    • au travers du corps
    • la brique
    • no border
    • les veillées – les portraits
  • le blog
  • contact

le recueil

Veillée # 11/19
11 octobre 2008

la rouille

par Hendrick Van der Zee

On a réussi a avoir les clefs du 11. Les clefs du chevalement en métal qui domine la base. On est monté, avec une prudence extrême et pas très rassurés tellement c’est rouillé là-haut, mais c’est si beau. Beau le paysage et beau le bâtiment, avec, justement, cette rouille posée sur les cages d’ascenseurs, sur les portillons, sur les plaques du sol, partout. Et la poussière. Et le soleil qui rentre par les trous de rouille. Il y fait un silence interrompu par les pigeons et le vent. Et ce silence, étrangement, il renvoie directement aux bruits d’autrefois. On nous a souvent raconté, dans le quartier, le bruit incroyable et incessant qui émanait du 11/19. Avec tout ce métal, ce métal partout, ça devait être quelque chose, le bruit. On se demande pourquoi, comment, certains restes peuvent avoir autant de mémoire. Comme on réfléchit à chaque pas, pour éviter la rouille et les trous, ça arrête encore plus le temps.
Il y a les salles du premier étage, avec les belle rampes arrondies, si bien dessinées, et les restes de carrelage à motifs et il y a le salpêtre qui dessine une tapisserie.
Il y a la grande salle du deuxième étage, d’où partaient les berlines à la sortie de l’ascenseur, et ces rails qui vont dans un long couloir noir. Les portillons. Pourquoi ces portillons font à ce point penser à tout ceux qui sont descendus ?
Et puis après il y a cet escalier qui continue, ce tout petit escalier aux marches tordues par les passages et trouées par le temps, qui monte, tourne, monte, jusqu’à percer le plafond, jusqu’en haut du chevalement, en traversant le paysage.
C’était tellement beau que le soleil s’est couché à peu près à ce moment là.
Les danseurs on fait l’adage là-haut. Dorothée est restée en bas et les guidait dans la chorégraphie en criant. Jérémie est monté, puis descendu, puis remonté. Pour accompagner, filmer, donner des indications.
Pendant ce temps, là, tout en bas, on a vu Inès et sa mère, chez qui on a dansé en début d’après midi, qui se promenaient. Elles nous ont vu aussi.

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
J’aime Chargement…

▬

texte plus récent le grand silence→
←texte plus ancien les petites marches

← retour au sommaire du recueil

spectacles · veillées · résidences

on vient jouer chez vous ?

Spectacles en tournée, veillées, résidences de territoire : parlons de votre projet.

écrire à la compagnie
07 87 38 47 51

la compagnie

Cie Hendrick Van Der Zee
théâtre, récits de vie et culture ouvrière
direction artistique : Guy Alloucherie

nous trouver

Base 11/19 – Fabrique Théâtrale
rue de Bourgogne
62750 Loos-en-Gohelle

+33 (0)7 87 38 47 51

explorer

la compagnie
les spectacles
le recueil
contact

suivre

  • la compagnie sur Facebook
  • la compagnie sur Instagram

association loi 1901
L2 : PLATESV-R-2020-003823

avec le soutien de

Ville de Carvin
Département du Pas-de-Calais
Région Hauts-de-France
Préfet de la région Hauts-de-France – DRAC

hendrick van der zee

mentions légales · confidentialité · cookies · © 2024 Agence kleos

conception du site

agence kleos

Ici, quelques cookies pour faire tourner le site et compter les visites. Rien de plus. en savoir plus

d’accord
180
  • Rebloguer
  • S'abonner Abonné
    hvdz.fr

    Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.

  • hvdz.fr
    Copier lien courtVoir la publication dans le Lecteur
    Gérer les abonnementsS’inscrireConnexion
    Signaler ce contenu
    Réduire cette barre
%d