En porte à porte, on a rencontré Josette et Josette. D’abord la première Josette, 81 ans, qui bêchait son jardin et donnait des directives pour la taille des fruitiers. Elle a dit Bon ! alors !qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? et puis elle a posé pour un portrait sur le pas de sa porte. Elle a raconté ensuite que ses parents étaient maraîchers à Gajac, et son mari était menuisier. Elle a dit qu’il y avait autrefois beaucoup de maraîchers, et puis des blanchisseuses. A Gajac, ça s’est beaucoup construit. Les champs se sont transformés en maisons. Elle dit encore mon village pour parler de ce qui est devenu un quartier de Saint Médard.
Elle a dit je vais vous emmener chez Josette. Elle a des moutons. Il n’y a pas si longtemps, elle avait encore des vaches.
On traverse quelques rues – ici c’était une blanchisseuse, ici, vous voyez, ils ont construit si près de la maison du voisin qu’il vont avoir du mal à faire les enduits, ici c’était le jardin de mon père – et puis on arrive chez la seconde Josette, qui accepte de poser devant sa porte. On visite le terrain, on rencontre les trois moutons et la quinzaine de poules. Un vrai coin de calme et de campagne dans la ville. Josette et Josette nous montrent leur bancs, où elles s’assoient au calme et au soleil. Elles disent On se met là, sur notre banc, et c’est le paradis, c’est Nice !
