Porte à porte pour récolter des images d’objets, au fil de la rue de Flandre et de la rue des écoles.
Une dame nous a montré une navette (ou un fuseau ? ou une quenouille ?) et nous a parlé du temps où elle travaillait dans le textile, du temps où la région était florissante d’industries de pointe autour du tissus, et puis s’en est suivi une conversation sur les différents types de textiles, sur les nombreuses étapes, de la fibre au vêtement : récolter, laver, carder, tisser, teindre, couper, coudre, et on en oublie. Conversation qui continue sur le travail, sur les difficultés de la région et bien au delà. Difficultés de formation, d’orientation, dévalorisation des métiers techniques… elle dit on a fait toutes les erreurs possibles. Elle dit il ne faut pas faire les choses pour soi mais pour l’avenir. Quand on plante un arbre, il y a peu de chance qu’on en récolte soi-même les fruits, mais ça vaut le coup quand même, pour la suite, pour les générations qui arrivent.
