A Zola, on a eu la chance d’être accueillis et ô combien bien accueillis par Martine B. qui s’est pliée en quatre pour nous, à chaque instant. Ça fait plaisir de voir à quel point elle aime son travail, et ses élèves. A quel point elle est fière d’eux. Et il y a de quoi. On voit les travaux exposés et on s’extasie, et puis l’équipe des lecteurs, les Antigones, et tout, beaucoup de joie et d’intelligence. Martine B. a de la chance, ses élèves ont de la chance, et les plus chanceux dans tout ça, probablement, c’est nous. D’être là.
Didier a insisté auprès de Martine B. pour qu’elle écrive ce qu’elle nous a dit après les répétitions d’hier, après avoir vu les images. Elle est arrivée avec un très beau texte, qui parle d’un patient sans maladie qui est guéri après une opération sans douleur, et on serait les chirurgiens de cette histoire là. c’est très beau, et on est très touché.
Ils sont arrivés comme ça, par l’ascenseur, des instruments plein les serviettes : des coffres, des boîtes à roulettes, des tubes, des fils, des ampoules, des prises et des machines. Ils ont travaillé sans relâche, avec précision et délicatesse. Le corps ne bougeait pas, allongé, les bras ouverts. Ils ont su trouver les mots pour rassurer le patient. Il a beaucoup parlé pendant l’intervention, ils l’ont beaucoup écouté. La High Valve der Zee est posée. Ils ont touché le cœur, il peut repartir, eux aussi.
