Gros débat hier après midi au 11/19. Fallait il passer les Veillées par le plateau de théâtre? Ou ne valait il pas mieux les laisser aux maisons de quartiers et salles des fêtes des quartiers populaires? Débat houleux. Désaccord. Pour certains cela est vécu comme un véritable retour en arrière comme si c’était brader les Veillées que de vouloir en faire un spectacle comme un autre? Qu’est ce qu’on avait à y gagner, dit l’un? Est ce qu’on avait besoin d’être légitimé (à l’endroit de la légitimité)? Hostilité. Rejet. Pourquoi est ce qu’on n’aurait plus le droit d’occuper les plateaux de théâtre? Qui plus est pour y parler des Veillées, ce questionnement incessant du rapport de l’art aux populations? Difficile de se mettre d’accord. Les plus radicaux étaient d’avis qu’il fallait pousser plus loin la démarche et qu’on n’avait pas besoin de ça. Pour d’autres ça se justifiait pleinement par le fait d’aller à la rencontre d’un autre public, plus habitué des théâtres que des salles des fêtes. Comme vouloir prolonger la démarche des Veillées. Mixer les publics. En effet, les publics sont complètement différents. Entre ceux qui viennent voir les Veillées et ceux qui ont un abonnement au théâtre. L’intérêt est de faire en sorte qu’ils se rejoignent. Ce à quoi certains étaient opposés parce que c’est pas ce qui compte. Ça a bagarré. On s’est disputé. Pris le chou.
