Aujourd’hui, à Mardyck, tout le monde devait être à la piscine, tout comme hier tout le monde était à la salle des fêtes pour le portrait. On aurait eu très envie d’y être, prolonger la fête, Alain Fatis nous a dit qu’on faisait partie de Mardyck maintenant, alors mince, on ne devrait pas manquer les trente ans de la piscine ! Dire au revoir n’était pas évident hier, Anita nous a dit qu’on parlait encore plus vite qu’elle pendant le portrait, qu’elle ne se doutait pas qu’Hervé était un si beau danseur, qu’elle avait été si heureuse de nous avoir cette semaine, qu’elle nous avait aimés, et Jean-Claude aussi. Octave et son épouse nous ont donné leur adresse en nous disant qu’on pouvait séjourner sur Mardyck quand on voulait, Octave nous a demandé de penser à lui parfois. François, le père de Thomas était désolé que son fils ait raté ça. Thomas n’était pas là hier, il était à Disneyland, « Mais Disneyland il y est allé cinquante fois ! ça c’était unique ! » ll y aura toujours le DVD Thomas ! M. le Maire n’a pas oublié de nous ramener ses pissenlits blancs et on est tous reparti avec notre botte. Penser à Mardyck, encore et encore. Dans le train, en contemplant d’autres paysages, des mots, des expressions qui reviennent : PPRT, tendresse, Seveso Seuil Haut, Village gaulois, Pissenlits Blancs, Octave, Zonage, Anita, source de vie, Pynthe, Élodie, Thomas, Dyckmar, piscine, Simon Duforet, Guernica, on a fait notre temps, Saint-Nicolas, digue du Braek, Gilles Delattre, Gérard Delattre, Geoffrey, Louis XIV, parapluie, c’était l’époque, lard et carotte, j’aime Mardyck, je l’adore…
