On a rêvé qu’on s’installait dans une maison de quartier. On devenait compagnie associée dans une maison de quartier. Les maisons de quartier sont des maisons de la culture. Le premier spectacle qu’on y présentait s’appelait Papilles et papotes. On racontait un quartier en faisant à manger à tout le monde. Et on servait du bon vin. On avait glané des histoires en porte à porte comme on le fait dans les Veillées et on les racontait au fur et à mesure du repas qu’on préparait. Il y avait les odeurs. On avait mis la viande à cuire très tôt le matin et les tartes aussi. Un crumble. Un tiramisu. On était bon cuisinier. Dans les rêves, on peut tout faire. C’est pratique. Même quand on est une vraie quish en cuisine. Voire un ignorant complet. Dans les maisons de quartier (maison de la culture), tout est possible. A Dunkerque, tous les soirs de représentation, les maisons de quartier de la ville nous ramenaient des plats, des gâteaux. Pour tout le monde. Je me souviens d’un quart quart délicieux, de puddings, de cakes… On a rêvé qu’on était pour toujours dans une maison de quartier ou un centre social.
