Combien de personnes sur le blog jour après jour, bien sûr on peut regarder les statistiques mais c’est une vision lointaine des choses ? Ce qu’on aime dans le blog c’est son ouverture au monde, évidemment, la possibilité de raconter nos mille rencontres au plus grand nombre. Comme en Bretagne ou à Dunkerque ou à Lorgies dernièrement et cette sublime expérience avec les Turbulents de la compagnie Turbulence ! (On n’en est toujours pas remis). On se disait chaque soir quand on quittait les chapiteaux qu’on avait du mal à imaginer qu’on était à Paris. Ou alors que ce Paris là, on l’aimait démesurément. Le Blog, comme dit Annie Ernaux, c’est comme ses livres qu’elle a écrits (où elle s’attache à décrire tout ce qu’elle voit) sur ses trajets en RER de Cergy à Paris ; c’est un journal ex-time (différent du journal in-time). Surtout quand il s’agit de nos actions avec et pour les gens que l’on rencontre : Veillées, Portraits, Instantanés… On aurait du mal à faire sans le Blog. Il relie la compagnie au monde. Dans l’idée du pharmakon qui signifie le remède et son poison (et le bouc émissaire) la technologie du blog est du bon côté. Elle permet un prolongement de nos rencontres en dedans et en dehors de l’endroit où l’on fabrique nos actions. C’est une oeuvre qui oeuvre parce qu’elle a le désir de s’ouvrir à tout le monde. Une chanson ? – Et si c’était la chanson de Claude François, viens à la maison, y a le printemps qui chante… Ou alors, ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens, ça se danse et ça se chante comme une chanson populaire…
